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La Société de physique et les aléas du patronage

L'encouragement des activités scientifique n'était pas toujours une tâche aisées, et la SPHN connut parfois quelques déboires.

Ainsi en 1808, elle tenta de patronner une jeune constructeur d'instruments, susceptible d'assurer la relève des mécaniciens Paul, récemment décédés. Son choix se porta sur Jean Epard, un autodidacte de 24 ans, qui se faisait fort de construire d'excellents thermomètres. Il avait en effet trouvé un moyen d'éliminer la bulle d'air qui gênait la précision des thermomètres à mercure. La Société de Physique envoya trois de ses membres expertiser le procédé. Sur leur rapport favorable, il fut décidé de délivrer au jeune homme un certificat attestant de ses capacités, et de publier un avis à son sujet dans le Journal Suisse (5 février 1808). Les membres de la Société décidèrent même d'avancer à Epard la somme assez considérable de 25 louis (1275 florins), afin qu'il puisse monter un atelier. Mais les savants n'étaient pas au bout de leurs surprises. L'année d'après Epard quittait en effet Genève pour la Crimée, où il devait conduire un immense troupeau de moutons mérinos vendu par Pictet de Rochemont. On ne le reverra jamais, et ses commanditaires en resteront pour leurs frais.



Jean-Bernard ROUX
Collège de Saussure
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